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Le diagnostic réalisé rend compte d’un territoire relativement bien doté en équipements de services mais sur lesquels pèsent un certain nombre de menaces liées notamment à des problématiques de structuration de l’offre, de mise en adéquation de celle-ci avec les besoins et de répartition équilibrée à l’échelle du territoire. La présente fiche-action cible son intervention sur les champs suivants :

    • La connaissance des besoins des populations, indispensable notamment dans un contexte de redécoupage administratif. Ceci suppose d’actualiser à la fois la connaissance des besoins, parfois nouveaux, des populations et d’appréhender ces derniers à l’échelle du nouveau territoire, élargi à l’ancienne Communauté de communes des Vallons d’Anizy. Dans une logique de solidarité territoriale et de réponse aux besoins des populations, il s’agira notamment d’intégrer ce territoire et ses acteurs dans les réflexions devant permettre d’aborder des réponses aux besoins des populations.
    • L’amélioration de l’accessibilité des services publics auprès des publics éloignés par la diffusion des outils et moyens d’accès. Le diagnostic du Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des Services au Public (SDAASP) met à jour une forte dichotomie entre le nord, urbain et relativement bien connecté aux services de proximité et centraux, et le sud plus rural et isolé. Un travail de déclinaison devra être prioritairement engagé pour s’approprier et mettre en œuvre les recommandations identifiées à l’échelle départementale. Ainsi, si le SDAASP n’encourage pas explicitement la création d’un lieu de mutualisation labelisé MSAP (Maison de services aux publics), le Pays peut néanmoins engager des réflexions sur des solutions « souples » et « alternatives » pour améliorer la diffusion des services de proximité, auprès des publics et des zones géographiques isolées.
    • Le développement de l’armature commerciale de proximité, à travers deux leviers : la montée en gamme et le rééquilibrage de l’offre dans les espaces les plus urbains, et la structuration de pôles secondaires sur les zones peu denses du territoire. En effet, si le territoire est relativement bien doté, on constate localement quelques déséquilibres affectant la consommation de proximité et engendrant des phénomènes d’évasion au profit des pôles urbains extérieurs ou des grandes surfaces alimentaires. Ceci peut s’expliquer par l’insuffisance de certains types de commerces tels que les magasins d’alimentation de proximité (superette, épicerie, etc.), très peu implantés en dehors des principaux centres urbains. La diversité et la qualité des produits, les modes de vente et l’aménagement des établissements sont également des conditions d’attractivité sur lesquelles des marges de progrès persistent.